Accéder au contenu principal

Brokers :Difference entre broker Dealing desk et non dealing desk

Depuis des années, le combat fait rage entre les brokers dealing desk et ceux étant no dealing desk (market maker). Ces derniers semblent avoir pris le dessus auprès des traders particuliers à coups de grandes campagnes publicitaires pour mettre en avant les bienfaits de cette méthode de fonctionnement. Leur principal argument est : « nous ne jouons pas contre nos clients à l’inverse des brokers dealing desk ». Cette affirmation est-elle vraie ?



Les brokers dealing desk, un conflit d’intérêt inévitable avec les clients ?



Un broker dealing desk est un market maker. Il est libre d’afficher la cotation qu’il souhaite à ses clients mais étant un teneur de marché, il se doit d’accepter tous les ordres de ses clients et en être la contrepartie. Etre contrepartie des clients, c’est prendre des positions opposées à leurs ordres. C’est de la que vient la réputation des brokers dealing desk qui jouent contre le client.

A tord, les particuliers pensent alors que le broker gagne obligatoirement de l’argent si vous en perdez, qu’il souhaite que vous rasiez votre compte de trading. Je tire mon chapeau aux brokers no dealing desk qui ont su diffuser cette idée, à force de matraquage publicitaire. De nombreux sites web ont également relayé l’information, faisant du no dealing desk un véritable argument de vente.

Toutefois, cette réputation des brokers dealing desk (market maker) n’est pas sans fondement. Un grand nombre de broker jouent effectivement contre leurs clients. C’est le cas de tous les brokers non régulés (sans exception) et de nombreux brokers ayant une régulation MIFID. Si vous gagniez de l’argent, ils en perdent, et vous n’êtes donc pas le bienvenue. Il y a alors un gros conflit d’intérêts entre le broker et ses clients. Le broker va alors tout faire pour vous faire perdre (fort élargissement du spread, cotation erronée pour aller chercher vos stops, modifications des conditions de trading en tout genre, bref tous les moyens sont bons…).

En revanche, il ne faut pas faire d’amalgame. Tous les brokers market maker ne jouent pas contre leurs clients. Certes, ils sont obligatoirement votre contrepartie mais ils peuvent se couvrir pour ne plus être exposé au risque de marché. Leur exposition au risque est alors nulle et leur rémunération est alors limitée aux commissions facturées aux clients. Leur intérêt n’est pas que leurs clients perdent, bien au contraire, plus vous tradez longtemps, plus vous gagnez, plus vous payez de commissions…. Le dealing desk est simplement la pour couvrir le broker contre le risque de marché à travers un risk book (qui indique l’exposition globale du broker sur chaque devise). Le dealing desk se charge alors de trouver le meilleur moyen de se couvrir (cf Fonctionnement des brokers CFD market maker).

Pour avoir la certitude que votre broker dealing desk ne joue pas contre vous, c’est très simple. Optez pour des brokers régulés directement par des autorités de régulations reconnues pour leur rigueur tel que l’AMF, la FCA, la Bafin….. Ces brokers ont l’obligation de se couvrir et sont surveillés en permanence.

Attention, ne confondez pas les brokers ayant reçu l’autorisation d’exercée en France (grâce au passeport MIFID qui ne vaut rien, l’AMF n’a aucun pouvoir de contrôle dessus….) et un broker directement régulé par l’AMF (qui est alors directement contrôlé par cette autorité).



Les brokers no dealing desk, une apparence trompeuse ?



Un broker no dealing desk est un simple intermédiaire entre le marché et ses clients. Il ne fait que transmettre l’ensemble des ordres passés par ses clients au marché. Un broker no dealing desk n’a donc aucune influence sur la cotation, il ne fait qu’afficher les flux de cotations de ses fournisseurs de liquidité, auxquels il ajoute un mark up (élargissement du spread) ou des commissions sur volumes pour se rémunérer. Vous ne devez pas choisir votre broker uniquement en fonction du spread : Brokers : le spread, un simple outil marketing !

Le broker no dealing desk n’est pas contrepartie des trades de ses clients et ne prend donc pas position sur le marché. Il se contente d’un rôle d’exécution des ordres. C’est de la qu’est venue l’engouement des particuliers pour ce type de broker.

Les brokers no dealing desk ne jouent pas contre leurs clients. En revanche, leurs fournisseurs de liquidités peuvent le faire… En effet, vos positions sont transmises sur le marché et il faut donc une contrepartie à vos trades. C’est donc le fournisseur de liquidité (un market maker….) qui s’en charge. Ces market maker sont des banques. Un broker travaille toujours avec plusieurs banques qui se regroupent pour vous fournir un flux de cotations.

Une fois que vous avez pris position, la banque est libre de faire ce qu’elle veut. Elle peut couvrir son risque ou jouer contre les positions des clients du broker. Même si le broker est directement régulé par l’AMF, ses fournisseurs de liquidité ont tous les droits. Chez un broker market maker, c’est différent, il a l’obligation de se couvrir contre le risque de marché.

Ainsi, si les banques le décident, elles peuvent jouer contre les clients du broker et même chercher à les faire perdre en allant cherchant les stops. Aller chercher le stop d’un client cela ne les intéresse pas, mais l’ensemble des positions des clients forment des grosses positions sur le marché (surtout que ces banques fournissent plusieurs brokers en même temps…). Aller chercher un niveau de stop peut donc leur rapporter gros et à la différence d’un broker market maker, les banques ont les moyens de faire bouger le cours de n’importe quel actif….

Toutefois, ne vous sentez pas viser personnellement par la chasse aux stops. Vous ne devez pas vous en soucier dans votre trading et ce n’est en aucun cas une excuse pour justifier vos pertes !


Conclusion



La plupart des brokers non régulés ou ayant un passeport MIFID avec une exécution dealing desk (market maker) jouent contre leur client (même s’il ne faut pas faire de généralité) mais s’ils sont régulés directement par l’AMF ou la FCA, ils ont interdiction de le faire. Ils doivent alors se couvrir et n’ont donc aucun intérêt à vous faire perdre. Il n’y a alors aucun conflit d’intérêt possible.

Pour les brokers no dealing desk, il ne joue pas leurs clients mais leurs fournisseurs de liquidité (les banques) peuvent le faire. Toutefois, ça ne créer pas de conflit d’intérêts direct avec votre broker et on ne vous causera aucun problème si vous gagnez.

Si le broker est régulé directement par l’AMF ou la FCA, dealing desk ou no dealing desk ca ne change pas grand-chose…. C’est juste un mode d’exécution des ordres différents. Ce qui compte, c’est la qualité de exécution et limiter au maximum le slippage (chez les no dealing desk) et re-cotation (chez les market maker). Un seul moyen pour ça : tester leur plateforme de trading !

Posts les plus consultés de ce blog

Deutsche Bank,une bombe à retardement

Crise financière: La Deutsche Bank sur le point de sauter Le spectre d'un retour en 2008 est à nos portes. Ça ne date pas d'hier, nous en avons parlé à de multiples reprises ici même. Mais cette fois, ça se précise. Vous avez dû le lire ces derniers jours, la Deutsche Bank est dans une situation catastrophique et en plus, les Etats-Unis veulent lui imposer une amende de 14 milliards de dollars, ce qui l'achèverait quasi-instantanément. Bien entendu, ce ne serait pas la première banque à faire faillite, mais il se trouve que celle-ci est énorme. Et comme vous le savez désormais, il existe un truc magique pour les banquiers. Lorsqu'une grosse banque s'est complètement plantée, soit en raison de l'incurie de ses dirigeants, soit parce qu'elle a réalisé des opérations douteuses ou trop dangereuses et qu'elle a perdu, elle prononce la phrase magique : « risque systémique ». Du...

Comment trader le Dollar Canadien (CAD) ?

Le Dollar Canadien (CAD) est la monnaie du Canada. C'est la 7ème devise la plus traitée sur le Forex. Elle est présente dans 4.6% des échanges d'après l'étude de la banque des règlements internationaux parue en 2013 : Volumes de transactions sur le Forex. Peu à peu délaissée par les institutionnels, la devise reste très appréciée des traders particuliers. Le CAD : Une devise tournée vers le pétrole Le Canada est l'un des principaux pays exportateurs du monde et se classe à la 11ème place des plus gros exportateurs avec 448 milliards d'exportations en 2014. Le pays est connu pour ses importantes réserves de pétrole et est d'ailleurs le 5ème plus gros producteur mondiale (devant l'Iran, les Emirat et l'Irak). Il pèse pour 4.6% dans la production totale de pétrole. L'Economie Canadienne est donc très tourné vers l'or noir et c'est ce qui a permis aux pays d'avoir une balance commerciale positive pendant de nombreuses année...

Etude de volatilité de la paire CAD/JPY

Cette étude de volatilité CAD/JPY mesure la volatilité journalière moyenne (en pips et en pourcentage) et la volatilité journalière maximale (en pips et en pourcentage) de la paire de devise CAD/JPY. Cette étude de volatilité a été réalisée sur la période 1993/2013. La volatilité journalière moyenne CAD/JPY est calculée par la moyenne des volatilités journalière CAD/JPY (plus hauts - plus bas) sur chaque période donnée. La volatilité journalière maximale CAD/JPY est déterminée par la volatilité maximale CAD/JPY (plus hauts - plus bas) atteinte sur chaque période donnée. CAD/JPY - VOLATILITES JOURNALIERES MOYENNES CAD/JPY - Volatilités journalières moyennes en pourcentage entre 1993 et 2013 CAD/JPY - Volatilités journalières moyennes en pips entre 1993 et 2013 CAD/JPY - VOLATILITES JOURNALIERES MAXIMALES CAD/JPY - Volatilités journalières maximales en pourcentage entre 1993 et 2013 CAD/JPY - Volatilités journalières maximales en pips entre 1993 et 2013 ...